Le journalisme au Canada

Le Canada, un bon élève en matière de liberté de la presse

Contrairement à des pays comme la Birmanie qui exercent encore une forme de censure sur la presse et les médias d’une manière générale, le Canada fait plutôt figure de bon élève en matière de liberté de la presse. L’organisation non-gouvernementale (ONG) Reporters Sans Frontières place d’ailleurs le pays à la dix-huitième place sur cent quatre-vingt sur le classement mondial de la liberté de la presse de l’année 2018. Cela s’explique grâce plusieurs facteurs. La liberté de la presse est garantie par la constitution de 1982,les journalistes sont donc libres d’exercer leur métier sans crainte de pressions de la part du gouvernement. Malgré cela, certains détenteurs de la carte de presse sont sous le coup de décisions de justice, visés par des accusations pénales et civiles. De plus, récemment, une quarantaine de journaux canadiens ont plié bagages, à la suite d’un accord entre les deux principaux éditeurs de presse du pays. Ainsi, bien que la situation de la presse ne soit pas préoccupante au Canada, il y a certains événements qui tendent à contredire cette affirmation. Il ne faut tout de même pas minimiser les améliorations, et surtout rappeler que, entre 2017 et 2018, le Canada a gagné quatre places dans ce classement, notamment grâce à l’adoption d’une loi fédérale portant sur la protection des sources journalistiques, loi qui permet de pouvoir mieux protéger les journalistes ainsi que leurs sources.

Une presse qui doit faire face à certains problèmes

La presse canadienne est nombreuse et diverse. Dans chaque province, plusieurs journaux, radios ou encore télévisions exercent sans encombre leurs activités. Bien qu’elle soit en grande majorité de langue anglaise, la presse canadienne propose tout de même quelques titres francophones. C’est notamment le cas au Québec, avec des journaux comme Le Devoir, journal qui existe depuis 1910. L’Ontario compte plusieurs journaux francophones, dont le principal est l’Express de Toronto. Mais, comme dans de nombreux pays du monde, la presse écrite canadienne est en déclin, et doit faire face à la place toujours plus importante d’internet dans le paysage médiatique et journalistique. On estime qu’au cours des dernières années, vingt-sept quotidiens ainsi que deux cents soixante-quinze hebdomadaires ont dû mettre la clef sous la porte. L’un des journaux les plus important du pays, le Toronto Star subit d’ailleurs de plein fouet les effets de la concurrence toujours plus forte d’Internet. Face à cette situation, de nombreux journaux canadiens demandent des subventions au gouvernement, afin de pouvoir continuer à exister, appel qui pour le moment est resté sans réponse. Certains estiment que cette situation représente un danger à l’encontre du paysage journalistique canadien, ainsi qu’à l’encontre de la démocratie canadienne.

Le Canada possède aussi sa propre agence de presse, qui s’appelle la Presse Canadienne. Cette agence a été fondée en 1917, sur la base de la Canadian Associated Press. La Presse Canadienne possède des bureaux dans tout le pays ainsi qu’aux États-Unis. Elle emploie plus de trois cents journalistes ainsi que des photographes. Elle a la particularité d’être bilingue, et travaille donc aussi bien en français qu’en anglais, afin de n’exclure personne.

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