Petite histoire de la Nouvelle-France

Lors de la colonisation de l’Amérique du Nord, la France avait réussi à se tailler un vaste empire colonial, sur les territoires qui représentent aujourd’hui une partie du Canada et des Etats-Unis. C’était le premier véritable empire colonial français, la Nouvelle-France, qui a perduré du début du XVIIème siècle jusqu’à l’année 1763, date à laquelle, lors du Traité de Paris, la France perd ces territoires au profit de la Grande-Bretagne et de l’Espagne. Je tiens à préciser que je ne suis pas un expert ni un historien, et les informations que je donne sont un condensé de ce que j’ai pu lire et apprendre, et il se peut qu’il y ait quelques erreurs, qui ne sont pas intentionnelles, bien entendu.

Le premier empire colonial français

La colonie de la Nouvelle-France voit le jour en 1534, lorsque l’explorateur français Jacques Cartier remonte pour la première fois le fleuve Saint-Laurent. Des comptoirs commerciaux, destinés à la pêche et à la traite des fourrures, sont alors implantés. On parlait alors de colonie-comptoir, car on ne vivait que temporairement en Nouvelle-France à l’époque. De nombreuses villes seront tout de même fondées, comme Québec en 1608. mais c’est Louis Hébert qui deviendra le premier français à s’installer définitivement en Nouvelle-France en 1617. Se concentrant d’abord autour de l’embouchure du fleuve Saint-Laurent et des côtes de l’Atlantique.

La Nouvelle France
Louis Hébert, le premier colon permanent Français de la Nouvelle-France

Et rapidement, de part de nombreuses politiques royales de soutien à la démographie, la colonie de Nouvelle-France va s’agrandir de nouveaux territoires et de nouvelles villes. Montréal sera ainsi fondée en 1642. Les colons français prendront ainsi le contrôle de vastes régions régions, qui représentent actuellement l’est et l’ouest du Canada, la Louisiane et le centre des Etats-Unis. Du point de vue de l’expansion géographique, la Nouvelle-France représente le plus important territoire colonial européen en Amérique du Nord. Et cette expansion ne se fera pas sans heurts avec les populations indiennes locales. Mais, du point de vue de la démographie, le territoire reste assez peu peuplé, avec 90.000 habitants en 1750, contre, par exemple, plus d’Un million du côté des Britanniques. Pour remédier à ce problème, les Français construiront environ 150 forts afin de défendre les colonies. Mais cela ne suffira pas à les protéger sur le long terme, de part la volonté des colons anglais de s’étendre vers l’ouest.

La Nouvelle-France
Territoires de l’Amérique du Nord ayant été sous la domination française

La guerre de Sept Ans et la fin de la présence française en Amérique du Nord

La volonté des anglais de s’étendre vers l’ouest, ainsi que la rivalité toujours croissante entre la Grande-Bretagne et la France finiront par provoquer une guerre. Guerre qui commencera par des escarmouches entre les deux camps à partir de 1754.

Les Français sont à ce moment-là très bien conscients de leur très large infériorité numérique par rapport à leurs ennemis. Mais pourtant, ils parviennent à tenir le coup, notamment grâce à des alliances avec des tribus indiennes locales et l’utilisation de tactiques de guérilla.

La Nouvelle-France
La victoire des troupes de Montcalm à Carillon, vue par Henry Alexander Ogden

L’année 1755 voit les escarmouches entre les Français et les Britanniques se multiplier. La principale zone d’affrontement est la vallée de l’Ohio, revendiquée par les deux protagonistes. La principale action est l’attaque du fort Niagara par les Britanniques, qui se solde par un échec. Plus au sud, un affrontement oppose 2 000 soldats britanniques (dont 450 colons) à 900 Français et Amérindiens. Combattant avec des tactiques « à l’européenne » (ordre serré, colonne de bataille…), les Britanniques sont finalement battus.

Lors des deux années suivantes, les Français vont connaitre certains succès, notamment grâce à l’arrivée Louis-Joseph de Montcalm, qui va prendre la direction de l’organisation de la défense de la Nouvelle-France. mais, malgré ses efforts, il ne pourra pas empêcher les Anglais de retourner la situation à partir de 1758, grâce à leur importante supériorité numérique. Et c’est en 1759 et 1760 que ces dernier vont finalement envahir le Canada, et infliger une lourde défaite aux Français lors de la batailles des Plaines d’Abraham le 13 septembre 1759, dans les environs de la ville de Québec, bataille qui verra la reddition de la garnison de la ville. Montréal tombera un an plus tard.

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Réprésentation de la bataille des Plaines d’Abraham par Georges B.Campion

Finalement, le traité de Paris de 1763 consacrera la Grande-Bretagne première puissance mondiale puisqu’elle évincera le Royaume de France d’Inde et du Canada, tandis que l’Espagne, par un traité secret, obtiendra une grande partie de la Louisiane. C’est la fin du premier empire colonial français.

Mais l’héritage de cette période est toujours présent, notamment au Québec, où les francophones sont toujours nombreux.

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